L’échec.

Toutes les plongées d’exploration ne sont pas couronnées de succès et nous devons parfois persévérer des mois, voir des années avant de toucher le Graal. Les raisons de ces insuccès sont nombreuses et parfois décourageantes. L’opiniâtreté et la persévérance sont indispensables pour celui qui désire s’engager dans l’inconnu. Dans la vraie vie du plongeur souterrain, la galerie vierge ne se livre pas forcément du premier coup. La première cause de cet échec, c’est soi même, son incapacité à dépasser ses limites, à lire la galerie, à conserver l’esprit clairvoyant lors des plongées de pointes. A plusieurs reprises, je suis passé devant ou à côté ou sous la suite sans la percevoir, faute de visibilité mais surtout faute de jugement, d’analyse. A plusieurs reprises aussi, j’ai fait demi tour, par manque de combativité, par fatigue souvent psychologique et parfois physique. Parfois, une mauvaise configuration matérielle, inadaptée, m’interdisait d’aller plus loin, de franchir un passage étroit. Après, il y a les pannes matérielles, la mauvaise organisation, la météo capricieuse et dont vous n’avez pas assez tenu compte. L’échec fait parti à part entière de la vie et de l’exploration. Il n’est qu’une étape dans l’évolution, dans la progression vers autre chose, vers, un jour la réussite du projet.